Une de mes filles a posté récemment cette petite phrase sur Facebook : « Ce que Jean dit de Pierre en dit plus sur Jean que sur Pierre ». J’ai « liké »immédiatement ! Comme moi, un jour ou l’autre, vous vous êtes laissés aller à la critique n’est-ce pas ? Et peut-être encore plus dans le cadre du travail qu’ailleurs ! Je me suis dit que si chacun, au quotidien, gardait cette petite phrase en tête, l’ambiance au travail et donc le bien-être prendrait une tout autre forme !

Le travail en équipe nous offre une quantité d’occasions de juger les autres : les collègues, les supérieurs hiérarchiques, les clients, les partenaires qui sont toujours souvent trop ceci, trop cela… bref, autant de conflits sous-jacents qui peuvent même en abriter de très gros…

Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?

Et si notre environnement de travail et son lot de chamailleries (si, si) et de rancœurs potentielles nous offraient de belles occasions de croissance personnelle ?

Prenons un exemple : ce que Jean n’aime pas chez Pierre est cette façon qu’à Pierre de parler trop fort, de mobiliser toujours les temps de parole en réunion, de toujours avoir raison et finalement d’imposer son point de vue.

Jean n’aime pas du tout les comportements de Pierre, son attitude, une façon d’être qui entre en conflit avec sa propre réalité.

Jean, probablement rêverait de s’affirmer plus, d’occuper plus largement son poste. Il se sent toujours un peu « moins »bon, performant, utile, efficace… il se retranche derrière les critiques en laissant au fond toujours plus de place à sa colère.

En fait, nous avons tous tendance aux jugements, peut-être même plus particulièrement dans nos sociétés occidentales. Nous ne faisons alors que répondre aux besoins de notre égo, ce qui nous ferme automatiquement la porte à une meilleure compréhension de ce que nous pourrions avoir l’occasion de développer chez nous.

 Derrière un besoin de jugement se cache un cadeau 

Voici les 4 questions transformatrices à vous poser avant de vous laisser aller au jugement :

Quelle émotion suscite ce conflit chez moi ?

Cette émotion, ce sentiment ressemblent peut-être à de l’énervement, de la frustration ou/et de la colère et tout au fond sans doute, sommeille une peur. Quelle est-elle ?

La peur de prendre la parole et de partager son point de vue et d’occuper pleinement sa place pour Jean.

Si je me détendais dans cette situation qu’est-ce que cela changerait ?

Rester à ruminer les comportements et les actes de ceux que nous jugeons ne nous sert à rien. Sauf à nous positionner en victime ! En revanche la conscience et l’acceptation de nos sentiments négatifs marquent une étape importante pour reprendre notre responsabilité.

Avez-vous remarqué que lorsque vous restez concentré sur un sentiment négatif, c’est comme si tout se fermait en vous ? Prenez une bonne respiration. Vous sentirez alors cette charge émotionnelle s’alléger. Ensuite cela aura pour effet d’enlever de la crispation et prenez du recul, avant de passer à l’étape suivante.

Qu’est-ce que je peux comprendre de cette situation ?

Dans notre exemple, Jean ne supporte pas toute une série de comportements adoptés par Pierre. Ils ne sont en fait que le reflet de ses désirs, ses besoins non encore exprimés et encore moins réalisés. Jean envie beaucoup Pierre qui ose lui, exprimer ses points de vue et assumer qui il est vraiment.

Qu’est-ce que je peux faire de vraiment différent dorénavant ?

Jean pourrait décider de surmonter son incapacité à agir qui engendre  à chaque fois plus de peurs encore et de sentiments négatifs créés par l’insatisfaction et l’impuissance.

Passer à l’action et s’engager totalement à devenir qui il a envie d’être, un pas à la fois, pourraient lui changer son quotidien au travail. Il retrouverait ainsi plus d’implication et augmenterait son estime de soi !

Et vous, qui vous surprenez-vous à juger souvent, et quelles sont vos réponses aux questions posées ci-dessus ?

Mets beaucoup de temps à t’améliorer toi-même, alors il ne t’en restera plus pour critiquer les autres

Cherry Blossom