Observez-vous comme moi les prises de position catégoriques, les points de vue non négociables, les propos sans retour possible, avec tout ce que cela peut entraîner comme difficultés de communication ? Qui peut prétendre détenir la vérité puisque la seule que nous connaissons est la nôtre, celle que nous avons construite au fil du temps ? A force de distorsions, d’omissions et de généralisations nous avons construit notre propre réalité, qui n’est pas celle du voisin !

Si nous avions en mémoire ce principe, les relations seraient probablement bien différentes de ce qu’elles sont en ce moment.

Beaucoup de personnes  voient leur situation dans leur travail et notamment leur relation avec les collègues comme verrouillées, sans possibilités d’ouverture : « je ne me sens pas à ma place dans ce service », « j’ai l’impression d’être un étranger », « c’est un ours… ». Les solutions sont alors vite mises en place : chacun bosse pour lui et se fiche du voisin ! Au bout du compte, au mieux de l’inconfort, au pire du mal être !

Partant du principe que ce que l’on veut changer commence par soi-même, voici le processus que je vous suggère, de façon à modifier vos relations et votre communication :

Observer :

 

Apprendre à observer pour mieux nous comprendre est la première clé. Qui ? Quoi ? Notre environnement d’abord et puis nous-même : nous avons tellement de croyances qui nous limitent et nous freinent dans l’expression de ce que nous sommes vraiment et de ce que nous pensons. Et n’est-ce pas grâce à l’observation que nous pouvons découvrir les autres avec ce qu’ils ont à nous apprendre.

Tout débute par le silence :

 

La parole est d’argent, le silence est d’or ! Vous connaissez ? Or souvent nous cherchons plus à exprimer notre point de vue qu’à comprendre les personnes en face de nous. Pour découvrir et s’ouvrir aux idées des autres, il faut apprendre à les écouter et pas seulement les entendre. Ecouter vraiment passe d’abord par la mise en sourdine de nos jugements, de nos projections et par notre attitude, de démontrer notre implication. L’exercice du silence n’est pas si facile tellement nous sommes habitués à vivre dans un monde bruyant n’est-ce pas ? Mais comment hors du silence ressentir aussi ce que la personne vit, ses émotions, ses sentiments ?

Puis le regard :

 

La première approche est toujours visuelle : “Ai-je l’assentiment de la personne pour engager la conversation ? Quelle est son attitude ?” Vous testerez ainsi sa disponibilité et vous pourrez ressentir le bon moment pour entrer en communication.

Ai-je bien compris ?

 

Ecouter, c’est donner suffisamment de place à l’autre afin qu’il puisse s’exprimer. Mais entre ce qu’elle dit et ce que je comprends, il peut aussi y avoir un écart peut-être même un monde ! Il est toujours intéressant de s’assurer d’avoir bien saisi la demande, l’information, la plainte peut-être.

Suis-je bien en phase ? Synchronisé à la personne c’est-à-dire: “Peut-elle sentir mon intérêt voire ma considération ?” Il est bien utile alors de reformuler ce que je crois avoir compris « Si je comprends bien, vous ne vous sentez plus à votre place dans le service ? »

Cette démarche est à la fois simple et compliquée. Elle demande une démarche volontaire de s’impliquer pour améliorer une relation, une ambiance. Elle demande aussi une certaine curiosité pour « l’autre » et l’envie de se s’ouvrir à la différence ? Une bonne dose d’empathie aussi…

Y êtes-vous prêt ?

 

Vous voulez participer à l’instauration d’une meilleure ambiance dans votre environnement professionnel ou personnel ? Vous avez envie de vous affirmer plus ou bien de développer vos compétences relationnelles ? Renseignez-vous...