-

Besoin d'avancer professionnellement ?
Ne restez pas bloqué.e par la situation
Prenez RV au 06 84 17 12 32
ou par formulaire
Dire « bonjour » au travail pour cultiver la relation

Bonjour ! Ce n’est pourtant pas grand chose ! Dernièrement, une employée d’une petite entreprise me parlait de l’ambiance dans le cadre de son travail. « Aucun signe personnel d’intérêt, j’ai la sensation d’occuper l’espace au même titre qu’un meuble !« . Elle travaillait dans un « open space » regroupant une vingtaine de personnes. Vous savez ces bureaux totalement ouverts dont l’agencement est supposé faciliter la communication…
Je passe sur l’ambiance, le propos n’est pas là. Elle regrettait que ses supérieurs et ses collègues ne prennent pas le temps de se saluer le matin, avec un peu d’implication. « J’ai horreur qu’on ne me regarde pas en me disant « bonjour », je préférerais encore qu’on ne me dise rien plutôt que ce « bonjour » qui ne veut rien dire ! » disait-elle.
***
Avez-vous vécu ce genre de situation ?
Je vois encore trop de dirigeants et de managers qui ne bougent pas de derrière leur bureau et qui ne communiquent que par mail ou par téléphone. Je comprends le soucis d’efficacité et de rapidité de chacun, cependant, si je me réfère à la vague de fond qui déferle sur le monde du travail, tous demandent du lien social, une prise en compte de chacun, une communication en face à face.
Je connais trop d’organismes dans lesquels les bureaux de direction sont situés si loin des équipes qu’il peut se passer des jours avant qu’un échange puisse se déclencher. Cette distance étant inconsciemment vécue comme une frontière, un no man’s land interdit. Nous travaillons pourtant les uns avec les autres, enfin en principe, puisque chacun finalement reste dans sa bulle, sur son territoire. Aller sur le terrain est un choix de management et certes, aller à la rencontre de l’autre, c’est aussi s’exposer mais surtout reprendre contact avec notre humanité.
Lorsque vous arrivez au bureau, comment saluez-vous vos équipes ?
A la chaîne ? En serrant la main de l’un et regardant le suivant, ou bien à la cantonade ? Vous connaissez l’expression « simple comme bonjour » et pourtant, certains jours, il est bien compliqué à sortir ce petit mot appris dès l’enfance. De mauvaise humeur, « mal fichu », des soucis pleins la tête bref, pas de temps à perdre avec un « bonjour » qui peine à s’extraire des lèvres.
Ce « bonjour » fait pourtant partie des règles de savoir-vivre, mais plus profondément, il ouvre la porte des échanges vitaux pour faciliter le vivre ensemble. Il fait partie du donner/recevoir, la forme est importante et marque notre volonté à reconnaître l’autre : je te (vous) reconnais, nous appartenons au même groupe.
Mais un « vrai »bonjour !
N’avez-vous jamais ressenti la différence entre un « bonjour » automatique et un « bonjour » chargé d’une présence, d’un regard ? Que se passe-t-il en vous au moment où vous sentez la qualité de cette présence dans ce simple « bonjour » ?
Même si vous avez mal dormi, on s’en fiche ! Et je dirais même que dire « bonjour » correctement est un bon moyen de vous sortir de votre mental, de vos ruminations et de vous ouvrir au présent et à l’autre.
***
Alors demain matin, lorsque vous arriverez au bureau, quel que soit votre poste, comment allez-vous saluer vos collègues ?
√ En le regardant droit dans les yeux, avec intérêt ?
√ Ou bien en échangeant une franche poignée de mains ?
√ Peut-être en y ajoutant un sourire, un vrai !
√ Pour finalement y mettre l’intention de réellement souhaiter le « Bon Jour »
Cela ne vous prendra pas plus de temps que de susurrer un « bonjour » par habitude, vous aurez simplement la satisfaction de contribuer, par cette simple présence, à la qualité de la relation. Le monde du travail nous offre à ce sujet un fabuleux terrain pour cultiver la relation.
***
En conclusion
Nous avons tous besoin d’être reconnu en tant que personne, cela fait partie de nos besoins essentiels. Et la satisfaction de ce besoin nous donne de l’énergie, génère de la motivation. Est-ce que j’existe ? Suis-je utile ?
Comment se sentir performant dans un environnement froid et déshumanisé et cela, même si au départ l’activité nous plait ?
Tôt ou tard notre santé mentale paie cher ce manque d’humanisme. Ce « bonjour » quotidien est un lien social qui reconnait les autres de même valeur que nous-mêmes et nous permet de rester dans la famille des humains… ne l’oublions pas !
Ce « bonjour » n’est sans doute qu’un préalable à la mobilisation optimale des hommes et des femmes vers la performance, ensemble.
Prendre conscience du sens de nos attitudes, de nos comportements nous rend plus présent, plus actif pour remettre plus d’humanité dans le monde du travail.



