Que celui qui n’a jamais éprouvé un manque de confiance en soi me jette la première pierre ! En toute honnêteté, de façon plus ou moins importante, nous avons douté peut-être, frémi ou eu peur à certaines occasions. Le manque de confiance en soi peut entraîner beaucoup de mal-être et freine l’évolution professionnelle de beaucoup de professionnels, et c’est un sujet très souvent évoqué en séance.

Que nomme-t-on confiance en soi ?

Commençons par replacer le manque de confiance en soi au bon endroit. Même s’il est vrai que le manque de confiance s’exprime différemment en fonction du vécu de chacun, on ne naît pas avec ou sans comme beaucoup semble encore le croire. Face à une situation inédite, peut naître un sentiment plus ou moins diffus ou une question « est-ce que je suis capable ? »

Interrogation bien normale puisque nous ne pouvons pas nous faire confiance en toutes circonstances. Nous devons donc faire la différence entre les situations face auxquelles nous savons pouvoir compter sur nous (même si nous ressentons de la peur) et d’autres, éloignées de notre domaine de compétences qui nous challengent.

Renoncer ou foncer ?

Échanger sur un sujet sensible, poser une question, présenter un projet, diriger une équipe ou tout simplement travailler ensemble et communiquer n’est pas si naturel pour tout le monde.

Pour la personne qui n’a pas confiance en soi, toutes ces situations peuvent clignoter « danger », deux solutions se posent à ce moment : renoncer ou foncer.

Alain manager d’une équipe de 10 personnes, refusent pour la 2ème fois un poste plus important. Il sait que s’il acceptait, il devrait faire des présentations régulières en anglais devant un public. S’exprimer devant un public est déjà contraignant pour lui… et alors en anglais !

Il sait qu’il ne s’agit pas d’un problème de compétences, il parle tout à fait correctement mais il a très peur du jugement du public, sur son accent entre autres. Il dit agir par prudence, ne voulant pas véhiculer une image défavorable de son entreprise à l’international.

Nous avons tellement de bonnes raisons pour ne pas passer à l’action ! Même si la peur peut être une alliée de choix, encore faut-il apprendre à faire avec. En effet à chaque fois qu’une situation inédite se présentera, une dose plus ou moins importante d’appréhension pointera son nez aussi.

La peur est là et c’est normal puisqu’elle met notre système en vigilance : y a-t-il vraiment un risque potentiel ou bien le jeu en vaut –il la chandelle ?

Certaines personnes préférerons se confronter directement aux situations stressantes, d’autres choisiront d’y aller pas à pas. Encore une fois pas de recettes miracles, chacun traversera ces expériences en relation avec ses capacités et ses besoins.

En revanche, quelque soit la démarche choisie, seul le passage à l’action renforcera votre sentiment de confiance en vous. Vous validerez ainsi vos capacités à traverser les défis et à avancer vers vos buts.

L’influence parentale sur la confiance en soi

Marie vient d’accéder à un poste de management et on lui fait le reproche de ne pas prendre la parole notamment en réunion. Sa passivité interroge son supérieur sur sa légitimité à ce poste.

« Je ne suis pas à la hauteur, j’ai peur de dire des bêtises ». Voici ce qui se révèle au fil des séances : Il lui faut maîtriser tous les sujets avant de s’autoriser à intervenir.

Lorsqu’on a appris dans l’enfance à se soumettre à une autorité paternelle forte, qui n’autorisait la prise de parole que lorsqu’on avait quelque chose d’intéressant ou d’important à dire, l’influence encore présente freine considérablement l’évolution professionnelle de Marie.

Sous couvert de vouloir bien faire, l’entourage familial nous a souvent envoyé des messages « Il faut, je dois »qui continuent encore à l’âge adulte à freiner notre épanouissement. Peut-être commencez-vous à entrevoir quelques causes possibles de vos difficultés ?

Et les croyances sur la confiance en soi ?

Nous avons mis en place tout au long de notre vie, une somme de croyances, de généralisations qui déterminent notre vision du monde. Ce sont des avis, des opinions qui nous permettent de donner du sens à notre vécu. Elles nous sont donc extrêmement utiles, au détail près qu’elles demandent souvent à être actualisées.

Elles forment un obstacle majeur au développement de la confiance en soi et ne sont pas toujours spontanément identifiables puisqu’elles structurent et organisent notre monde intérieur. Et pourtant certaines ne sont plus vraies pour l’adulte que nous sommes aujourd’hui.

Comme Marie, vous êtes peut-être encore sous l’emprise d’une croyance qui demande à être révisée.

Aujourd’hui, si c’est en tremblant que vous vous présentez ou que vous prenez la parole, si le jugement des autres sur vous vous empêche de révéler votre authenticité ou bien si l’idée de faire quelque chose de nouveau vous terrorise, il est temps de reprendre votre responsabilité et de transformer certaines croyances qui vous limitent.

Se libérer des croyances pour ouvrir le champ des possibles

Il existe plusieurs façons de traiter les croyances, la première façon est d’expérimenter une expérience inverse. Par exemple en suggérant d’accomplir une action dont vous vous croyez totalement incapable. Le résultat peut alors prendre le pas sur la croyance limitante.

Marie pourrait par exemple prendre la parole de sa propre initiative en début de réunion, et valider que son partage est apprécié par ses collègues et tout à fait digne d’intérêt.

La croyance est plus « séduisante », et commence à éveiller le doute chez Marie « Serais-je capable ? », elle reste cependant fragile et demande donc à être nourrie avec régularité par de petites actions réussies qui donneront des preuves de réussite et qui encouragerons le changement.

Il est important de se saisir des croyances qui limitent puisqu’elles bloquent l’épanouissement et la performance. Alors qu’au contraire, motivantes elles vont apporter l’élan nécessaire pour élargir cette fameuse zone de confort à l’intérieur de laquelle nous retrouvons notre zone de pouvoir.

Et dernier point : et si vous arrêtiez de dire que vous n’avez pas confiance en vous… ?

Et vous, sur quel terrain manquez-vous de confiance en vous ? Qu’avez-vous déjà mis en place pour entamer le changement ?

Il est temps de dépasser vos freins pour aller plus loin ? Il suffit parfois d’une décision… Prenez contact !