Nous sommes au jour 9 de confinement. J’avais presque envie d’écrire déjà, parce que oui le temps s’écoule et plutôt vite ! Cependant, nous vivons  la situation avec plus ou moins de difficultés en fonction de nos personnalités et du contexte dans lequel nous la vivons.

Une chose est certaine, si j’en juge les retours des personnes que je continue à accompagner : chaque journée réserve son lot de hauts et de bas émotionnels ! Nous sommes privés de la plupart de nos habitudes de vie, très tournés vers des besoins extérieurs que nous ne pouvons pas ou difficilement satisfaire. Alors évidemment le confinement n’est pas un passage délicieux !

Nous sommes dans notre société assez peu préparés à écouter nos besoins plus intérieurs et nos émotions. Cependant , la période peut-être fructueuse si nous faisons l’effort d’observer et d’écouter ce qui nous traverse.

On aimerait bien rester stoïque et centré, d’humeur égale et joyeuse, sauf que la frustration, l’incertitude,l’anxiété,  la culpabilité, la peur et j’en passe, émergent avec régularité. Le côté positif de ce moment de confinement * est de ne pas nous laisser le choix !

Alors, écoutons- les ces émotions ! Elles nous sont de grande utilité.

Les émotions sont créées par nos pensées, reliées au passé, au présent et au futur. Vous savez que nous sommes souvent attachés à ce qui n’est plus (le passé), interrogatifs sur le futur, dans une posture délicate qui contredit notre besoin de contrôle.

Aujourd’hui nous ne pouvons plus contrôler grand-chose ! Toute une partie de nous résiste, renâcle et les émotions, celles communément appelées négatives, ont alors un boulevard pour nous faire vivre des moments pas très agréables.

Et si nous revenions au présent ?

J’ai déjà parlé dans un précédent billet de l’importance d’accepter ce qui est, ce qui n’est évident pour personne, mais nous ouvre les portes vers une meilleure connaissance de soi-même et au moment présent.

Je ne voudrais pas partager LA recette inratable dont chacun pourrait profiter mais vous demander de tester.

Lorsque nous adhérons au fait qu’il y a toujours quelques ressources cachées derrière chaque événement, au service de notre bien-être, alors nous savons mieux utiliser le moment présent.

Rien à voir avec le positivisme, il s’agit plutôt d’apprendre à repérer toutes les dimensions des situations qui vous préoccupent.

Nous pouvons avoir besoin de temps, c’est la raison pour laquelle j’insiste sur le fait de bien passer la période de l’acceptation de ce qui est, de ne pas nier ces émotions légitimes avant d’envisager quoi que ce soit.

Nos fils conducteurs sont nos émotions et elles ont pour fonction de nous signaler nos besoins non respectés. Comme la racine du mot le signale elles sont là pour nous animer.

L’émotion principale que j’observe chez mes clients est la peur, la peur de l’avenir. Son rôle est de nous préparer à réagir de la meilleur façon possible. Vous voyez alors l’importance de la prendre en compte plutôt que de la nier ou de la combattre ?

Comment en tirer profit ?

Tout d’abord prenez tout le temps nécessaire pour accueillir, reconnaître, nommer l’émotion, en un mot la vivre. Puis vous serez beaucoup plus en mesure de maîtriser les pensées qui s’y rattachent.

  • Quel serait le pire scénario ?
  • Que puis-je faire pour me préparer ?
  • Au niveau de mon état d’esprit ?
  • Quelles sont mes forces ?
  • Sur quel élément ai-je de l’emprise ?
  • Que pourrait-il advenir de meilleur dans ma situation ?
  • Concrètement quelles actions puis-je envisager ?
  • Quelles actions bénéfiques puis-je mener pour traverser la période ? Pour moi ? Pour mon activité ?

Notre épanouissement va de l’intérieur vers l’extérieur et non l’inverse. Profitons tous de cette période imposée pour effectuer au mieux, chacun à sa mesure, un meilleur contact avec son intériorité.

Tout naît, se développe, se transforme et se dissipe !

 

*En regardant la définition de confinement, j’ai trouvé cette phrase que j’ai trouvée intéressante :

« Confinement Ensemble des conditions dans lesquelles se trouve un explosif détonant quand il est logé dans une enveloppe résistante. »

Faisons en sorte de dissoudre nos résistances pour que nos émotions ne nous entraînent pas dans la souffrance… 😉