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Reconnaitre et accepter le changement au travail

Dans l’entreprise, l’adaptation au changement est au sommaire quasiment quotidiennement . C’est le concurrent qui arrive et frappe fort, les nouvelles normes à mettre en place. Ou encore, l’arrivée d’un nouveau chef, la crise avec laquelle il faut compter… L’entreprise au complet est confrontée au changement.
Cependant, chaque personne étant différente, chacun aura une façon qui lui sera propre d’y réagir. Pour les petits changements les différences passeront plus inaperçues, pour les plus importants cela devient plus complexe.
C’est d’ailleurs une des raisons qui fait que piloter le changement est parfois difficile pour le manager. Il devra avant tout traverser sa propre capacité à changer avant les autres.Mais j’y reviendrai dans un article à venir.
Le changement ne se décrète pas, il se construit et se vit à partir de soi d’abord. Tant que ces différentes phases ne sont pas traversées et acceptées, le nouveau ne peut pas arriver.
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Petits ou grands changements, nous les traversons tous selon un processus très bien identifié par Elisabeth Kübler-Ross.
La première est le déni
Face à l’inattendu nous accusons le choc. C’est le succès au concours sur lequel vous ne comptiez pas mais aussi la très mauvaise nouvelle de la suppression de votre poste par exemple : « c’est impossible, pas moi ! » « cela n’a aucun sens avec tout le travail que j’ai fourni ». Nous sommes ainsi faits, incapables que nous sommes à accepter spontanément la réalité.
Chez certains, cette phase peut se prolonger quelques mois, un an, parfois plus, en fonction de notre histoire. Ce qui pourrait d’ailleurs se vérifier aussi lors de la traversée de chacune des autres étapes.
=>S’assurer de ne pas être dans le déni et refuser de voir la réalité en face
La deuxième est la colère.
« Pourquoi moi ? » la réalité est admise mais le sentiment d’injustice est grand. On se tourne alors vers les grands responsables. Il s’agit du patron, des collègues, de la crise, du conjoint… C’est le chaos à l’intérieur de soi et nous ressentons le grand besoin d’exprimer des émotions violentes.
=>Cette phase de la colère est nécessaire afin d’atteindre le 3ème niveau
Pendant cette troisième phase nous allons essayer le marchandage.
Faire en sorte de réécrire le passé malgré la situation présente : « Je suis certain qu’on pourrait faire autrement » « cela ne se serait pas passé comme cela si… » Ici nous essayons une nouvelle fois de nier la réalité.
=>Nos réflexions nous coupent de l’innovation et de la créativité, en empêchant tous mouvements vers un avenir libéré du passé.
Puis la déprime
Dans cette autre étape, face à l’inéluctable, nous sombrons dans la déprime (plus ou moins). les maux du corps sont souvent vifs. C’est l’intégration de ce qui est en train de se passer. Mais à ce stade l’action pour avancer est encore impossible. Nous savons que nous n’avons plus le choix, mais c’est difficile de traverser cette peur de changer et d’affronter l’inconnu. Ces derniers sursauts de contrôle verrouillent le corps instantanément, les épaules et le haut du dos « encaissent »… plus ou moins bien !
=>Une attention particulière au corps est un bon moyen d’accompagner cette phase par le massage par exemple.
L’acceptation
Ouf la 5ème phase est proche et c’est l’acceptation de ce qui va devoir être changé ! Nous allons alors être en capacité de nous tourner vers l’avenir et de définir de nouveaux projets. Le mouvement et la confiance reviennent, c’est le bout du tunnel … pour un temps !
=>L’énergie jusque-là bloquée sur le passé est de retour et se tourne vers la création de solutions.
Le changement qu’il soit personnel ou professionnel, fait partie de la vie. A nous d’accepter ces hauts et ces bas avec le maximum de conscience afin de ne pas s’éterniser dans sa traversée. Plus vite nos émotions s’exprimeront, plus vite l’énergie dépensée à essayer de réécrire l’histoire ou bien à accuser les circonstances ou les responsables, pourra être utilisée à des fins plus productives.
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Il n’est jamais facile de traverser sereinement ces 5 phases. Sous l’influence de nos émotions, la prise de recul est compliquée. Chaque phase est importante à honorer et nous ne sommes pas toujours en capacité de le faire seul (e) et d’avancer jusqu’à l’acceptation.
Nous préférons souvent déléguer la responsabilité de ce qui « nous tombe dessus »plutôt que d’endosser les difficultés pour en tirer des enseignements pleins de sens pour chacun.
Se faire accompagner pour éviter la tentation du bouc émissaire et traverser plus rapidement ces 5 étapes peut être la première bonne décision pour reprendre rapidement votre bien-être en main.
« Face au monde qui bouge il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! »
Francis Blanche



