Les conversations tournent souvent autour de la gestion du temps lorsqu’on aborde le bien-être au travail. Il faut dire que nous sommes au cœur d’une épidémie sociale où l’urgent, l’immédiateté, le besoin de satisfaire le désir, maintenant tout de suite est très fort. Il faut toujours être au maximum, toujours en faire plus, être efficace, faire plus avec moins, etc.

Nous sommes en confrontation perpétuelle avec le temps,

en aura-t-on assez ?


Sera-t-on capable de le gérer ?

Nous disposons pourtant de tas de techniques et d’outils d’organisation, censés faciliter notre organisation. Très utiles, ils ajoutent néanmoins encore un peu plus de pression au temps qui passe et nous font, de façon insidieuse, en mettre toujours un peu plus dans nos emplois du temps et dans nos journées.

Pouvons-nous gagner du temps ? Perdre du temps ? Les deux sont impossibles puisque nous avons tous le même compteur de temps. Il est incroyablement démocratique, il passe tout simplement et pour tout le monde, quelle que soit la fonction ! Nous passons cependant beaucoup de temps à en consommer sans qu’il nous apporte du mieux-être… Ce serait même plutôt l’inverse !

Le temps ne détermine finalement que le passé, le présent, l’avenir et il mesure simplement notre transformation, puisque notre temps c’est notre vie ! C’est même notre compagnon de vie, tant que nous en avons, nous sommes vivants !

2 démarches face à la gestion du temps

 

  • Pragmatique : en cherchant des outils, des techniques pour être plus efficace et faire en sorte d’utiliser son temps au maximum pour en FAIRE… un maximum !

 

  • Existentielle : en cherchant le sens de ce que l’on fait. Comment exister mieux et utiliser chaque minute pour s’épanouir plus au quotidien et développer la sensation d’ÊTRE au milieu de son temps ?

 

A la croisée de ces deux tendances, les personnes que je rencontre se sentent comme coincées entre les exigences de leur travail et leurs besoins personnels d’épanouissement.

Si les intérêts respectifs de l’entreprise ou de l’organisation convergent avec les vôtres, c’est parfait ! Mais beaucoup ne se sentent pas concernés par l’idée d’en faire plus, d’aller toujours plus loin et plus vite, de sortir de leur zone de confort. Ce qui ne les empêche pas de remplir leur mission, mais ils souhaitent avant tout  profiter de la vie. Ils n’ont pas la même vision d’une vie réussie, c’est tout !

Quel que soit votre mode de fonctionnement habituel et si vous êtes en recherche d’équilibre, de santé et de bonheur, vous ne pouvez pas continuer à opposer les deux tendances.

Regardons plutôt comment équilibrer le « FAIRE » et « l’ÊTRE » et vivre en toute conscience les expériences, les saisons, les relations, l’environnement, tout en étant efficace voire stratégique.  

2 questions pour reprendre contact avec son temps 

 

Si vous avez le sentiment que le temps vous file entre les doigts, c’est  le bon moment pour vous interroger sur la valeur de votre temps. Si votre activité dévore entièrement vos journées, prenez conscience que vos autres domaines de vie vont en pâtir.

Que souhaitez-vous ?
“Qu’est-ce qui est important pour moi ?”

Passez en revue vos principaux domaines de vie et demandez-vous ce que vous voulez vivre dans chacun, en veillant à vous placer dans votre ressenti. Vous sentez-vous en harmonie ?

  • Temps de la famille, le temps social, le temps professionnel, le temps du couple, le temps pour soi…

Quelles valeurs vous font mettre le pied dehors chaque matin ? Sont-elles présentes dans chacun de vos domaines de vie ?

Personnellement, je peaufine et j’ajoute aux valeurs qui sous-tendent  chacune de mes actions, des intentions de fluidité et de simplicité. C’est ma façon de me mettre au centre de mon temps !

Quelles sont vos intentions ?

  • L’intention de la simplicité m’invite à la cohérence entre ce que je ressens important pour moi et pour mon entreprise et ce que concrètement je fais. Je pose mes choix à partir de cette intention et j’observe la rapidité et la facilité avec lesquelles j’agis.

 

  • L’intention de la fluidité me relie encore plus à l’acceptation de mes émotions et à celles des autres, et m’ouvre à la confiance…en moi et dans la vie. Ce sont mes émotions qui me donnent la justesse et la pertinence de mes actions avec mes valeurs.

 

Observez et ressentez !
“En quoi continuer à… m’empêche de… ?”

Passez au crible « les problèmes » liés à la maîtrise de votre temps et leurs conséquences sur votre vie. Portez-vous des casquettes que vous pourriez supprimer ? Que pouvez-vous déléguer ? Qu’est-ce qui vous en empêche ?

Sachant qu’au travail, les urgences n’en sont souvent pas vraiment, et qu’à s’occuper de toutes ces « urgences » on active une course en avant dont il est difficile de s’extraire si nous n’y prenons pas garde, revenez à ce qui est essentiel pour vous.

Votre maîtrise du temps sera-t-elle parfaite ? Probablement pas, parce qu’il y aura toujours à s’adapter, à s’ajuster. Mais si vous avez appris à vous rendre vivant et acteur de votre temps, votre sensation de bien-être et d’épanouissement sera satisfaite… et c’est pour moi l’essentiel !

 

« Hâtons-nous de vivre, le temps fuit, et nous entraîne avec lui. »

Boileau